Accueil / Qui édite Equilune
Jimenez Julien, l’éditeur du carnet Equilune
Equilune n’est pas né dans un cabinet médical. Il est né de trois années passées à regarder des femmes de quarante à cinquante huit ans arriver en consultation avec une histoire qu’elles ne parvenaient pas à raconter dans le temps imparti, et à repartir avec la moitié de leurs questions.
Un éditeur de logiciel, pas un soignant
Je m’appelle Julien Jimenez. Je conçois et j’édite des outils numériques français, à travers MLJ, une société que j’ai créée à Paris en octobre 2024. Je ne suis ni médecin, ni sage-femme, ni thérapeute, et Equilune est construit pour que cette frontière ne se brouille jamais : le carnet met de l’ordre dans ce que vous notez, il ne pose aucun diagnostic et ne recommande aucun traitement.
Mon métier consiste à observer un moment précis où une information utile se perd, puis à fabriquer l’objet le plus sobre possible pour l’empêcher de se perdre. Dans le cas de la périménopause, ce moment dure environ quinze minutes et se déroule à un bureau, entre deux femmes.
Ce que j’ai observé avant d’écrire la première ligne
Le point de départ a été une conversation avec une sage-femme libérale angevine, en 2023, qui m’expliquait la même scène répétée trois fois par semaine. Une patiente s’assoit, elle a quarante huit ans, elle dort mal depuis l’hiver, elle a chaud plusieurs fois par nuit, elle ne sait plus quand ses règles sont venues la dernière fois. La consultation commence alors par une reconstitution de mémoire qui prend six ou sept minutes et qui reste approximative.
J’ai passé les mois suivants à écouter, avec leur accord, des praticiennes de quatre départements : deux sages-femmes libérales, une gynécologue médicale, deux médecins généralistes et une pharmacienne d’officine. Toutes disaient la même chose sous des mots différents. Le problème n’est pas le manque de temps, c’est le manque de matière datée. Une femme qui arrive avec quatre dates précises et une durée obtient une consultation deux fois plus utile qu’une femme qui arrive avec une impression générale, à niveau de symptômes égal.
J’ai ensuite parlé avec une trentaine de femmes concernées, cadres, enseignantes, aides soignantes, artisanes. Elles racontaient un autre versant de la même histoire : la peur de déranger pour « pas grand chose », la crainte du traitement hormonal nourrie par des souvenirs anciens et des articles contradictoires, la fatigue de chercher une source fiable en français entre deux pages commerciales, et un sentiment très répandu de ne pas avoir le vocabulaire pour poser leurs questions.
Une phrase revenait presque à l’identique : « Je sais que ça ne va pas, mais je ne sais pas quoi lui dire. » Equilune est la réponse la plus directe que j’ai trouvée à cette phrase.
Pourquoi un carnet, et pas une application de plus
La première maquette ressemblait à une application de santé classique : des courbes, des couleurs d’alerte, des scores. Deux sages-femmes l’ont trouvée dangereuse et elles avaient raison. Un score calculé donne l’illusion d’un diagnostic et déplace la décision hors du cabinet. Nous avons tout repris à partir d’un objet beaucoup plus modeste, le carnet de papier que certaines patientes apportaient déjà, plié en quatre dans un sac.
Le carnet gagnait sur trois points. Il se remplit en une minute le soir, sans réfléchir. Il ne juge rien, il enregistre. Et il produit un objet physique, une feuille que l’on pose sur un bureau et que l’on annote à deux pendant la consultation. Tout le reste d’Equilune découle de ces trois propriétés. La frise n’est qu’une manière de relire le carnet. La synthèse n’est qu’une manière de l’emporter.
C’est aussi pour cela que la synthèse s’imprime en noir et blanc sans rien perdre. Une bonne partie des consultations se déroulent avec une imprimante laser bon marché à trois mètres du bureau, et un document illisible en niveaux de gris ne sert à personne.
La méthode de travail, et ses limites assumées
Trois principes gouvernent chaque décision produit, et je les tiens même quand ils me coûtent des fonctionnalités attendues.
Aucune interprétation automatique
Le moteur d’Equilune met en forme, il ne conclut pas. Il n’existe aucun algorithme qui vous dira que vous êtes en périménopause, qu’un traitement vous conviendrait ou qu’un symptôme doit vous inquiéter. Cette abstention est structurelle : elle est écrite dans les conditions générales d’utilisation et rappelée dans l’outil.
Le vocabulaire avant le conseil
Chaque fiche de la bibliothèque explique un terme employé par les soignantes françaises, périménopause, THM, contre indication, ostéodensitométrie, sécheresse vulvovaginale, décision partagée. Elle s’appuie sur les repères publiés par la Haute Autorité de santé, le CNGOF et le GEMVi, elle est relue par une professionnelle de santé partenaire, elle est datée et versionnée. Comprendre le mot au moment où il est prononcé change tout le reste de la conversation.
Vos données restent les vôtres
Les relevés sont hébergés en France chez un hébergeur certifié pour les données de santé. Nous ne consultons pas les journaux individuels, nous ne revendons rien, nous ne construisons aucun profil publicitaire, et l’export complet en PDF ainsi que la suppression définitive sont accessibles depuis votre espace. Le site que vous lisez n’installe d’ailleurs aucun outil de mesure d’audience.
Ce qu’Equilune ne fera jamais
Un produit se définit autant par ses refus que par ses promesses. Equilune ne vendra jamais de complément alimentaire, ne prendra jamais de commission sur une prescription, ne s’intégrera jamais au dossier médical partagé pour y écrire à votre place, et n’enverra jamais une donnée à un professionnel de santé sans que vous ayez appuyé vous même sur le bouton d’export. Le carnet ne remplace pas non plus une consultation : en cas de saignement inhabituel, de douleur nouvelle ou de symptôme qui vous inquiète, la réponse est toujours votre médecin traitant, une gynécologue médicale ou une sage-femme, pas un écran.
Le travail avec les professionnelles partenaires
Les ateliers mensuels en petit groupe sont animés par des professionnelles de santé partenaires, sages-femmes libérales et gynécologues médicales, rémunérées pour ce travail. Ce sont des séances de vocabulaire et de préparation collective, en visioconférence, limitées volontairement à un petit nombre de participantes. Elles ne comportent aucun examen, aucune prescription et aucun avis individuel, et cela est rappelé à l’ouverture de chaque séance.
Ce sont ces mêmes professionnelles qui relisent la bibliothèque et qui font remonter les incompréhensions les plus fréquentes. Plusieurs formulations du questionnaire de préparation viennent directement de leurs remarques, notamment la distinction entre ce que l’on veut comprendre et ce que l’on veut décider pendant un rendez vous.
MLJ, l’éditeur
Equilune est édité par MLJ, SASU au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837, inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024. Je suis le directeur de la publication et le signataire de l’ensemble des contenus de ce site. Le modèle économique est simple et sans intermédiaire : des abonnements de 9, 19 et 29 euros par mois, aucun financement publicitaire, aucune revente de données, aucun partenariat rémunéré par un laboratoire.
Toutes les questions sur le produit, la facturation ou vos données arrivent dans la même boîte, jimenezjulien42@gmail.com, et reçoivent une réponse écrite sous deux jours ouvrés.
Me suivre
Ce que je signe dans le magazine
Mes neuf articles dans La Frise des trois mois
Le magazine du carnet Equilune s’appelle La Frise des trois mois. J’y signe neuf articles qui expliquent un geste concret, une règle réelle ou une échéance vérifiable, relus avec des professionnelles de santé partenaires avant publication. Tous ont été mis en ligne le jour de l’ouverture du site.
| Article | Angle | Publication |
|---|---|---|
| Comment noter vos symptômes pendant trois mois pour tenir sur une seule page ? | Guide pratique | |
| Qui a le droit de lire votre journal de symptômes et vos comptes rendus ? | Réglementation | |
| Quelles habitudes de notation font perdre le fil de vos bouffées de chaleur ? | Erreurs à éviter | |
| Faut il en parler d’abord à votre médecin traitant, à une gynécologue ou à une sage-femme ? | Comparatif | |
| À quoi ressemble un trimestre de notes quand les symptômes gênent le travail ? | Cas d’usage | |
| Que faut il réunir avant une première consultation consacrée à vos symptômes ? | Checklist | |
| Comment organiser vos douze prochains mois entre examens, ordonnances et rendez vous ? | Calendrier | |
| Que vous coûtent réellement six mois de nuits hachées et d’achats au hasard ? | Chiffrage | |
| Qu’est ce qui change pour les femmes qui traversent la ménopause en travaillant ? | Tendances |